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Ressources pour adapter son enseignement

Hétérogénéité

Grâce à la lecture du catalogue de la Fédération Wallonie-Bruxelles, intitulé « enseigner aux élèves qui ne maitrisent pas la langue de l’enseignement » j’ai appris qu’un enfant dont la langue maternelle n’est pas le français n’avait pas plus de mal qu’un enfant francophone à appréhender le langage scolaire.
En effet, les francophones peuvent être vulnérable à plusieurs niveaux :

  • Ils parlent de manière incorrecte : ils font plus d’erreurs de vocabulaire et de syntaxe que les autres élèves de leur âge. En effet, ils utilisent le français de manière intuitive.
  • Ils ne comprennent pas la langue utilisée en cours : ces élèves n’utilisent pas le même contexte du langage à la maison et à l’école. Ils n’ont pas les mêmes intérêts, les mêmes préoccupations quotidiennes.
  • Ils ont un vocabulaire limité : le langage de l’école demande plus de précision.
  • Ils écrivent comme ils parlent.
  • Ils ne comprennent pas le sens de ce qu’ils lisent.

De plus, j’ai appris que l’indice socio-culturel impactait beaucoup le niveau des élèves. En particulier à cause de l’écart entre le langage parlé à la maison et celui à l’école comme expliquer au-dessus. Il faut tout de même accepter le langage familial et ne pas réprimander l’enfant pour ne pas le bloquer.

Il y a une différence entre un trouble de l’apprentissage et une difficulté. Un trouble de l’apprentissage est une anomalie du cerveau, il a une origine physiologique. Lorsque l’élève a un trouble, il doit se faire diagnostiquer et aider. Tandis qu’une difficulté provient plutôt du milieu.

3 principes pédagogiques à mettre en place sur le terrain :

  1. Il est important de différencier en amont. Il faut différencier avant ou pendant les apprentissages. Il ne faut pas individualiser et uniquement faire de la remédiation. Il ne faut pas attendre que le problème soit là. La remédiation peut donner l’impression à un enfant d’être moins intelligent que les autres.
  2. Il faut également éviter les doubles tâches = fonctionnement cognitif habituel (automatisation) + une autre tâche qui demande l’attention de l’élève, qui n’est pas automatisée. En effet, le cerveau ne sait pas se concentrer sur plus d’une tâche complexe à la fois. Il faut le savoir pour ne pas en demander de trop à l’enfant. Certaines tâches peuvent être plus dures pour certains élèves que pour d’autres.
  3. Pour être en situation de transfert, il faut passer par les trois phases : contextualisation, décontextualisation et recontextualisation. Il faut mettre l’apprentissage en évidence pour que les élèves en perçoivent le sens.

Source :
Enseigner aux élèves qui ne maitrisent pas la langue d’enseignement (P. 6 à 14)
http://enseignement.be/download.php?do_id=10631
Kahn, S. (2010). La pédagogie différenciée. De Boeck. Chapitre 4 p. 81 à 102.

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