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Ressources pour adapter son enseignement

Neurosciences

Définition : ensemble des disciplines étudiant le système nerveux.

Elles nous permettent de découvrir le cerveau pour mieux apprendre et enseigner plus efficacement.

Il faut cependant faire attention aux neuromythes… Ce sont des croyances qui sont erronées, qui ne sont pas appuyées ou vérifiées par la recherche scientifique à propos du fonctionnement cérébral.
Exemple : on utiliserait uniquement 10% de notre cerveau, l’existence des intelligences multiples, la dominance hémisphérique, …
Ils peuvent provenir de :
– Faits scientifiques dépassés et non actualisés auprès du grand public
– Simplification excessive ou mauvaise compréhension
– Absence de sources fiables, actuelles ou de personnes scientifiques
Ces neuromythes peuvent nous induire à prendre de mauvaises décisions ou de placer les individus dans des cases. En effet, un enfant aurait tel type d’intelligence, tel type d’apprentissage.
Comment peut-on les éviter ?
– Se renseigner sur nos sources, les vérifier
– Se méfier des imageries cérébrales sur le cerveau, on peut en effet faire « parler » les images comme on le souhaite..
– Vérifier la date de la publication, le jargon, les mots-clés, la fiabilité, …

Quels sont les apports de la neuroscience ?
Grâce à elle on sait qu’il est important que les trois cerveaux de l’enfant soit alignés pour pouvoir faire un apprentissage. D’abord le cerveau reptilien (manger, dormir, …), le limbique (être heureux, …) et le cortex qui permet de faire l’apprentissage.

En d’autres mots …
(Power Point réalisé dans le cadre du cours de l’ENCBW : 3070 adapter son enseignement, de Voghel L., Jolie M, Rodrique M., Watillon O.


Les quatre piliers d’apprentissage

Ces piliers détermine la vitesse et la facilité d’apprentissage.

  • L’attention : sert à sélectionner une information et à en moduler le traitement. Il y a trois systèmes présents : l’alerte, l’orientation (prendre une information à un endroit bien précis en orientant les yeux et l’attention interne) et le contrôle exécutif (= capacité de contrôler l’ensemble des étapes de traitement de ses informations). On ne peut pas porter notre attention sur deux tâches simultanément (tâche non automatisée). Il faut éviter les doubles tâches.
  • L’engagement actif : c’est le système limbique qui est impliqué. D’abord j’évalue mes besoins, je les génère. Ensuite, je met en place une stratégie pour assouvir ce besoin. Si la stratégie est gagnante, qu’il y a une récompense, on la répète jusqu’à ce qu’elle s’automatise. Par contre si elle est perdante, on réessaye jusqu’au moment ou on abandonne. Cela entraîne une diminution du plaisir.
  • Retour d’information : je fais une prédiction, s’il y a un signal d’erreur, cela crée un effet de surprise. Donc, je réajuste pour pouvoir faire un apprentissage. S’il n’y a pas d’erreur, il n’y a pas d’apprentissage…
  • La consolidation : c’est le transfert de l’explicite à l’implicite. Il y a un processus d’automatisation qui par exemple permet de passer de l’étape où il faut beaucoup réfléchir pour lire, écrire, … à l’étape ou ça se fait automatiquement pour pouvoir se concentrer sur autre chose.

En synthèse …


Le cerveau

Ce n’est pas un cerveau qui apprends mais une personne, en prenant compte le fonctionnement du cerveau ainsi que son histoire.

Grâce aux neurosciences, nous avons appris que l’embryon, lorsqu’il est dans le ventre de sa mère a 3000 neurones/sec en plus. Toutes ces neurones, environs 100 milliards, fonctionnent ensemble, sont connectées et organisées.
Pour le nouveau né, il est très important de le laisser explorer le monde et interagir positivement avec lui. Chaque interaction, aussi petite soit-elle, chaque image permettent à l’enfant de les fixer dans les fibres de son cerveau.
Les synapses commencent déjà à se former dans le ventre de sa mère puis augmentent dès la naissance (700 à 1000 connexions / sec pendant les premières années de la vie).
Le cerveau de l’enfant a plus de 3 fois plus de connexions que l’adultes. En effet, lors du passage à l’âge adulte, le cerveau fait le tri, il supprime, environ 2/3 de ses possibilités. Mais, on ne devient pas moins intelligent mais on devient expert pour le 1/3 restant.
Ce ne sont pas les connections créée lors des meilleures expériences qui restent mais celles les plus utilisées. C’est ce qu’on appelle : l’élagage synaptique.
=> on ne perds pas nos neurones mais les connections entre-elles.

Petit quizz sur les neurosciences :


https://forms.office.com/Pages/ResponsePage.aspxid=F1Sh98tXVUiNNgZPlaraF1NM6WrZzudEinGMnrGnTC9UN0VPUjdRT1E4UEkyQ1pFUkpSRThLVzgxNy4u

Exemple de synthèse pouvant être données à des élèves de P1


Lien vers des ressources :
Vidéos
La plasticité cérébrale chez l’enfant
Que savons/faisons-nous ?

Sources :
MAHAUDEN, J. (2020). PRIV 3170, Les neurosciences, Bloc 2. Genially, École
normale catholique du Brabant wallon, Louvain-la-Neuve.

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