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Ressources pour adapter son enseignement

Pédagogie alternative

L’école du dehors

L’école du dehors a été imaginée par Ella Flatau, au Danemark
Contexte d’émergence : saturation des écoles dans les années 50

Gros points de fonctionnement de la pédagogie :

  • Intégré l’environnement proche de l’école pour motiver et ancrer les apprentissages
  • Apprendre et comprendre avec la tête et le corps en mouvement
  • Se frotter au réel complet, complexe, riche et diversifier
  • Permettre aux enfants de construire une relation profonde à la nature
  • Vivre des moments de groupe intense, hors des espaces étriqués et du brouhaha de la classe

Liens avec les pratiques d’enseignement efficaces

  1. Faire des liens entre les cours et les matières

Sortir dans un environnement naturel oblige à faire des liens entre les cours. Ils travailleront les étalons naturels pour créer des cabanes ou des sentiers, pour mesurer la taille des bois qu’ils auront besoin de ramasser pour faire leurs constructions. L’éveil viendra se mêler au français lorsque les enfants travailleront l’écosystème du coin de nature dans lequel la classe a élu domicile et qu’ils devront nommer les différentes plantes, animaux, insectes et micro-organismes qui le peuplent.

2. Enseigner des stratégies métacognitives

Vivre des activités outdoor aux enfants, cela implique de leur faire vivre des activités concrètes porteuses de sens dont ils sont les acteurs. Or, si les activités remplissent ces critères, les élèves feront de la métacognition sans que celle si ne soit même forcée. En effet, les enfants se rendront compte du succès ou non de l’activité puisqu’ils l’auront vécue et pourront donc réguler leurs stratégies eux même. Par exemple si on travaille la vitesse avec les enfants et qu’on essaie d’amener celui-ci à comprendre la formule de vitesse, le fait de faire vivre cette activité en outdoor va demander aux élèves d’établir des stratégies, de remettre celles-ci en question si elles ne sont pas efficaces et que le résultat ne correspond pas à ce qu’ils vivent.

3. Donner des feedbacks réguliers aux élèves

dans l’enseignement de dehors, les feedbacks donnés vont faire appel à tous les sens (toucher, sentir, voir, écouter, gouter) des élèves et seront donc extrêmement complets. Cela aura pour conséquence des élèves qui vont être plus réceptifs à ces feedbacks car ceux-ci toucheront plusieurs canaux sensoriels. Le fait d’expérimenter avec son corps tout entier permet aussi à l’enfant d’avoir ses propres feedbacks internes. Par exemple : s’il est demandé aux élèves de construire une cabane de deux mètres sur deux mètres, un groupe a commencé sa cabane mais elle ne semble pas assez grande, les élèves vont plus rapidement s’en rendre compte même sans mesurer car ils ont de nombreuses représentation internes leur permettant de savoir ce que c’est que 2mètres. 

4. Connaître les élèves et adapter ses interventions

Dans l’enseignement primaire, connaitre ses élèves c’est comprendre leur besoin de bouger, leur besoin de comprendre les choses qui les entourent et leur besoin de situations concrètes. Tous ces besoins ne peuvent être comblés dans une classe fermée qui ne comporte pas assez d’espace pour bouger, pas assez d’éléments pour provoquer suffisamment de questionnement et pour faire vivres situations concrètes. L’enseignement de dehors permet une richesse d’adaptation énorme due à l’infinité des éléments qui le compose.


Sources :

Site internet
https://silapedagogie.weebly.com/sarah-wauquiez-et-la-nature.html, Sarah Wauquiez (2014), consulté le 28 novembre 2020.
https://profsentransition.com/ecole-du-dehors/, Adeline Lefranc (2020), consulté le 28 novembre 2020.
https://www.criesthubert.be/ecole-du-dehors/, consulté le 27 novembre 2020
https://a-autrement.ca/2019/01/12/pourquoi-le-danemark/, Geneviève (2019), consulté le 27 novembre 2020
https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie_du_dehors, (2020), consulté le 27 novembre 2020.

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